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jeudi 14 avril 2016

4 années

C'était au fond d'une cour à l'allure abandonnée en centre ville . On s'engouffrait dans les escaliers sans éclairage . Il y avait souvent une surprise dans cet escalier , un baiser volé, un dernier baiser, une angoisse de séparation, une envolée amoureuse, une déprime, et même parfois un sdf qui venait dormir à l'abri. 
Nous ne pouvions jamais être seuls dans cet appartement. C'était une sorte de vaudeville permanent avec cette géographie des lieux qui s'y prêtait bien; des escaliers un peu partout, un balcon, des entrées et des sorties, des portes qui claquent et au milieu un canapé bleu. en velours. Il était moche ce canapé mais nous y passions du temps à laisser vivre nos envies. 
Je suis rentrée vierge dans cet appartement. Je connaissais peu de choses en amour. Je savais juste que les autres ne comprenaient rien à ma façon de faire. 
C'est ici que j'ai connu ma première fois. Ma tête en arrière fixant le velux au dessus de moi. Dans les bras de mon grand amoureux. Celui qui a traversé avec moi toute cette période un peu folle. 
Les parois étaient fines et nous entendions les autres se désirer. Nous étions un peu obligés de tout vivre ensemble, nos crises et nos retrouvailles. 
Combien de soirées improvisées où nous ne savions même pas qui venait dans notre maison ouverte aux 4 vents? Un homme qui passait par là voulait m'embarquer .
Les nationalités se mélangeaient, les niveaux d'étude aussi. C'était très riche, très vivant, sexuel aussi. Les flics avaient été averti par des voisins ayant un vis à vis qu'il se passait de drôle de choses chez nous. Tout ça pour une ampoule rouge dans une chambre .
De la musique s'échappait des fenêtres.


12 commentaires:

  1. Aaaah, j'aime bien vos souvenir, ça me rappelle les miens !...
    Surtout avec Mr. Lucky en toile de fond ...

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    1. ça faisait parti de ce qu'on écoutait. Quand on vit à plusieurs , on chope plein d'influences et comme je suis une vraie éponge... !

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  2. Est-ce qu'il reste encore des vidéos...?

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  3. Joli post... Ah! Les années étudiantes... Bises Dita!

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  4. La cours au bison !
    Et en face la parking qui n'est plus, mais ça c'est pas plus mal.
    Me souviens d'une jaguar qui stationnait sur le parking de l'ancienne prison. Mystère de la mémoire.
    On a du se croiser un jour ou l'autre. :D
    Si on avait su !!!

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    1. si on avait su? oui? on en aurait bu du bisooooooooon ensemble! et des cafés! et des guiness au pub qui était juste après le tournant , oui là , juste là! des guiness qui nous nourrissaient pour la soirée à défaut d'avoir encore un frigo plein :p

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    2. Du bison ??? Mais qu'est ce que c'est que ce truc encore !
      J'allais de temps en temps au Shannon, j'y prenais des Oblivion (Jameson, Crème de whisky, liqueur de whisky et lait). J'aimais bien l'ambiance tranquille, peu importait ta dégaine "you're welcome". Un peu comme au loco mais en plus tranquille. J'aimais bien aussi les serveuses irlandaises qui ne parlaient pas beaucoup le français. Et puis, la St Patrick sur les rails du tram c'était quelque chose ! Pour le beaujolais nouveau, ça le faisait moins par contre.
      Le Shannon est toujours là, il n'a pas changé.
      Le Loco n'a pas changé.
      Ta petite cour sur laquelle j'ai eu une vue plongeante hier en attendant que la salle de ciné ouvre ses portes pour voir Kung Fu Panda 3 avec ma fille n'a pas changé.
      Et nous ? Un peu quand même, et c'est très bien.
      Bises bises

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    3. oh là là , oh là là que ça me parle tout ça.
      raconte moi ça encore une fois. chaque coin de rue, ça sent tout bon et tout chaud.
      ( je m'achetais tous les soirs un pain au chocolat à l'arrêt " office du tourisme" avant de rentrer à pied ^^)

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  5. Sympa. Etant malheureusement de la génération juste avant l'auberge espagnole, je n'ai pas connu ça tel quel !

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    1. Il me semblait qu'on était de la même génération. De tout temps il y a ces auberges espagnoles ( mes parents ont vécu la même expérience d'ailleurs).
      Passionnantes à vivre mais épuisantes aussi.
      Je ne regretterais jamais la richesse de ces moments.

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