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lundi 14 février 2022

# 3

 J' ai écouté la suite  et fin ( les rencontres public sont à ne pas louper)  du " Coeur sur la table" ce week-end, en marchant sur des chemins tout plein de soleil ( le contexte est important quand on écoute et se concentre ) . 

Je te Care et tu me Care , ok? 


8 commentaires:

  1. Il y a un élément dans l'expérience en question qui n'est pas mis en avant et qui me semble pourtant important.
    Oui, elle cherche à ce que personne ne soit lésé, mais elle a une réflexion rationnelle, elle pense aux conséquences ultérieures : si le médicament est volé, le mari risque d’aller en prison et il laissera sa femme seule.
    Sens de la justice VS sens des responsabilités.

    On parle de moralité différente, mais pas d’une moralité moindre chez un sexe ou un autre.

    Je crois qu’à partir du moment où on acte que chaque personne, quelle que soit son genre, est vulnérable… alors on se rapproche de l’éthique du care.

    Je crois que c'est Kohlberg qui met la justice au sommet de la morale.
    Si on définit la morale selon ce concept, cela semble s’appliquer aux hommes sauf que l’éthique du care montre qu’il faut plutôt se pencher sur les situations et s’intéresser aux situations dites particulières, aux détails, afin d’avoir la meilleure réaction et cela s’appliquerait plus particulièrement aux femmes.

    Les hommes fondent une éthique sur des principes, et je vais aller au plus simple, préétablis, sans distinction (généralité bien sûr), les femmes ont tendance à fonder leur éthique sur l’attention aux situations particulières et à faire émerger des conceptions morales de ces cas particuliers (généralité aussi).

    Tu vois toutes ces femmes qui parlent d’homme qui essayent d’être dans le care, mais qui passent à côté des choses, à côté de l’attention dont elle réellement besoin pour leur donner une attention dont elles se foutent ? Et ces hommes qui ne voient pas où est le problème.
    On s’en tape beaucoup des discussions là-dessus quand on a un entourage féminin, c’est énorme… combien de nanas se demandent si l’autre n’est parfois pas un peu… stupide ? pour ne pas comprendre le truc. On se demande forcément s’ils le font exprès.

    Le care demande de la distinction, une réelle attention aux cas particuliers. S’occuper de quelqu’un, c’est être attentif à ses besoins particuliers.
    Sans attention particulière et adaptée aux besoins de la personne, ce n’est pas du care.
    C’est ce que condamnent beaucoup de femmes sans arriver à se positionner réellement parce qu’il y a intention de bien faire… Là où un homme serait beaucoup plus véhément de sentir que sa partenaire n'est pas dans le care, une femme aura tendance à temporiser sa vision, bref, à s'adapter et avoir une approche relationnelle de la situation... il a essayé, même s'il est complètement passé à côté.

    Sur ce, je vais aller me donner du care en m'achetant des fringues roses pour aller avec mes nouvelles baskets léopards à paillettes et mon sac fushia. ;D et puis après, je vais aller sauter sur le ventre de ma moitié d'âme pour lui montrer mes besoins d'attention particulière. ^^

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  2. Oui mais pourquoi les femmes ont cette attention particulière et singulière et pas les hommes ?
    Parce qu'on les a élevé à être attentive et observatrice de la moindre réaction avec qui elles interagissent ? Non?



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    1. Pourquoi... c'est une question avec des réponses sans fin. :-)

      Bien sûr qu'il y a une grosse part culturelle. Le care fait partie de la sphère privée ou plutôt trouve historiquement sa dimension dans la sphère privée.

      Je ne pense pas qu'on ait une attention particulière, je pense qu'on répond encore et toujours à des injonctions dû à notre sexe et que de ne pas être dans le care, dans l'écoute, dans le soin, dans l'attention à l'autre est considéré comme contre nature pour une femme. Tu ne peux pas l'oublier parce qu'insidieusement, on te le rappellera toujours. Insidieusement ou pas d'ailleurs, tout ne se fait pas dans la finesse.

      Les femmes sont potentiellement plus entraînées que la plupart des hommes, car elles sont prédisposées à ce rôle et ce même lorsque ce n'est pas dans leur nature de l'être. Tout pousse une femme à assimiler que de ne pas l'être lui apportera des désavantages et autres désagréments.

      Après, tout n'est pas toujours aussi schématique et manichéen... je suis avec quelqu'un qui a une éthique du care bien plus développée que moi, je n'ai aucun souci à l'admettre, c'est juste un fait. Très certainement que les autres nous aident sur ce cheminement aussi. Il n'y a pas de fatalité.

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  3. Oui heureusement que ce n'est pas une fatalité. Et franchement je bosse à m'en détacher ou du moins j'essaie de faire un care qui a du sens ET surtout j'apprends à accepter qu'on m'en donne avec du sens aussi.
    Le bordel quoi ^^

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  4. Je devrais peut être changer ma photo de profil ^^

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  5. Oui, mais toi c'est ta profession de base. On s'emmêle parfois un peu !

    J'ai souvent eu l'impression que mon rôle, c'était de devoir faire rire les autres parce que j'ai longtemps opéré ainsi pour bosser correctement, obtenir ce que je veux et parce que tout se jouait sur le relationnel. Il y a des trucs qui débordent forcement.

    Oui, c'est ça. Un care qui ait du sens. :-)
    Les personnes qui te veulent du bien, quand tu en fais trop, elles sont capables de te le dire avec gentillesse, elles ne te conditionnent pas à l'être encore plus. Il arrive qu'on soit tellement dans notre truc qu'on ne visualise pas tout de suite que c'est trop...

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  6. oui, je vois
    ça me fait penser à ma belle soeur qui était educatrice de la petite enfance et tout le monde avait tendance à lui coller les enfants dans les pattes. Elle était prise au piège des qualités qu'elle développait dans son métier mais n'arrivait pas à montrer des autres facettes différentes, des traits de caractère aussi.
    C'est pareil parfois avec moi, on veut que je sois à l'écoute et disponible et toujours empathique puisque je fais un métier un peu " sacrificielle" , ou en tout cas dévoué à l'autre. Je crois pas que je donne moins maintenant mais différemment oui.

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    1. Bichette... l'horreur.
      Une situation arrangeante pour l'entourage qui se laisse aller à croire qu'elle choisit librement cette situation et qu'elle est ok avec.
      Ne pas voir que quelqu'un est à l'écart, c'est ne pas vouloir le voir.

      De mon côté, ce trait m'a été utile sur tous les plans et j'en ai terriblement conscience, sauf que c'est à double tranchant.
      Les parcours pro accentuent parfois des traits, mais généralement il y a une bonne base qui s'est construite plus jeune.

      "Je crois pas que je donne moins maintenant mais différemment oui."

      Peut-être qu'avec le temps et les expériences, on a moins besoin de satisfaire les autres et d'être là où on nous attend ?
      Je ne me sens plus obligée de rien, mais on a tous un terrain relationnel de confort. Le tout, c'est comme pour ta belle sœur, de savoir en sortir quand tu le souhaites pour ne pas en souffrir.

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