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mardi 20 janvier 2026

Et bien ! Dansez maintenant dit la fourmi

 Je crois que ce que j'aime dans le sexe , c'est travailler le corps, le ressentir. J'enfonce certes une porte ouverte . 

Quand je danse avec quelqu'un , ça me donne envie de le baiser. Pourtant c'est pas cette personne forcément que j'ai envie de baiser , c'est la connexion de nos corps . 

Être dans les starting block d'un semi marathon va me donner cette même envie.  Je n'arrive pas à mettre le doigt sur le terme exact ou sur ce qui se joue. 

Je me disais juste que je pourrais peut être me passer de baiser si ,dans ma vie, j'étais régulièrement stimulée au niveau de mon corps par différentes activités . 

 


8 commentaires:

  1. La danse crée une impression d'intimité, je pense aussi que j’interprète le toucher comme une connexion (mais je ne sais pas si c’est un sentiment général ou si c’est parce que je ne suis tactile qu’avec mes très proches, et encore, même pas avec tous).
    Dans le cadre de la danse, c’est quelque chose que tu autorises, même sans connaître ton ou ta partenaire, alors que, souvent, ça peut t’indisposer dans la vie. Présence, contact, vulnérabilité, sensorialité, lâcher-prise (car il en faut pour danser avec quelqu’un)... tout ça fait partie de l’univers de l’intime.
    "Je me disais juste que je pourrais peut être me passer de baiser si ,dans ma vie, j'étais régulièrement stimulée au niveau de mon corps par différentes activités."
    On se dit des trucs fou-fou qui ne servent à rien parfois. ;D
    Moi je me dis bien que si un jour j'atteins un âge avancé, les massages pourront remplacer mon besoin de contact avec un proche, je n'en mettrais pourtant pas ma main à couper... sauf que le corps humain, l'esprit, ont faim d'une peau. Ce n'est pas un besoin vital comme chez le nouveau né, mais ça contribue grandement à ce qu'un corps fonctionne normalement, ça va au delà du simple bien-être.
    J'ai toujours cru que je n'avais pas un énorme besoin de contact, moins que d'autres de toute évidence parce que je vais rarement avoir cet élan naturellement, mais quand je vois la dose de tendresse spontanée que j'ai pour mon partenaire, et tactile donc (je peux ressentir de la tendresse sans avoir envie de contact)... à quel point j'ai besoin de sniffer sa peau comme un animal, de sentir la pression de sa main sur moi, d'embrasser les petits cheveux sur sa tempe (my guilty pleasure), d'éprouver sa chaleur... je ne vois pas comment on peut ne pas ressentir un manque atroce, abyssal, lorsque ça n'existe plus.
    On peut se passer de baiser, oui, parce que le corps et les désirs changent, les possibilités d'utiliser son corps comme on le souhaite aussi... mais se passer de contact, de chaleur humaine, quand on l’a ressentie si profondément dans sa chair et que c’est gravé dans notre esprit, c’est impossible. Je reste persuadée que l’absence de ce lien nous use et nous fait mourir plus tôt, plus lentement qu’un nouveau né, bien sûr, mais sûrement.

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  2. le toucher est sûrement une nourriture oui et un apaisement. Dans le soin a l hôpital et en fin de vie ca se voit .
    et pourtant j ai deja voulu toucher quelqu'un en crise d angoisse pour soulager la personne et je me suis prise un sacre revers comme si la peau de la personne ne pouvait plus capter aucune stimulation, tout etait trop pour elle . depuis je fais vraiment plus attention .
    la derniere fois je parlais avec mes collègues du toucher . je leur expliquais a a l hôpital j etais dans le toucher quotidiennement alors que dans mon job actuel, je ne touche pas mes patients . sans doute parce qu ils ne sont pas dans un lit , la relation plus équilibrée et moins verticale/ horizontale.
    je vais me mettre une pancarte dans la rue , " a hug place !"

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  3. a hug please ... meme si Hug place est pas mal aussi ^^

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  4. La proximité n'est pas perçue de la même façon selon qui la provoque.
    Quand on a accès à la sphère intime de l'autre et que c'est à sens unique (comme dans un cadre pro parfois, on est dans son rôle, concentré sur ses objectifs, mais ça me semble aussi valable dans certains rapports érotiques :-)), quelque part on porte une armure, même si elle peut prendre une forme douce et enjouée.
    Beaucoup d'ostéopathes n'agissent pas dans la phase aigue de la douleur, le corps est en défense, contracté, je ne sais pas si c'est parce que les manipulations sont plus risquées ou si c'est pour une autre raison, mais j'ai souvent entendu ça. Pour L'angoisse, le corps se met aussi en mode protection. L'angoisse n'annihile pas le lien que tu as avec une personne, elle ferme des portes, mais ce n'est pas parce que ton champ d'action est limité qu'elle coupe le lien. On écoute et on sécurise aussi, sans mot ni contact, seulement avec une présence ou en laissant la possibilité d'une présence. C'est toujours l'autre qui donne le tempo et ce tempo, il est difficile à écouter, à accepter, à respecter quand c'est un proche.

    Hug place, c'est bien ! On devrait tout avoir cette bulle (plusieurs bulles d'ailleurs !) mais la danse peut en être une...
    Un endroit où ton système nerveux se relâche, c'est un endroit réconfortant, c'est un "hug place". ;-)

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    1. ta derniere phrase a tout résumé. en séance de relaxation je parle de cet endroit qu on se crée et dans lequel on se sent en sécurité .
      je n ai pas encore bien fini de le créer mentalement mais ce sera une hug place
      bisous

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    2. et oui je mets des bisous a la fin de mes commentaires 😶‍🌫️

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