Pages

samedi 12 février 2022

# 1

 ( quelques mots par jour durant un mois) 

Une énergie, un élan vital , je sens ce réveil de fin d'hiver . 

Je me pose des questions sur les relations que je veux. Je crois me poser des questions mais ce n'est finalement que le miroir de la société. 

Je me permets des libertés indécentes et des curiosités humaines. 

Je crois que je pourrais passer mon temps à découvrir. ça ne produit rien pour la société mais ça me produit une bonne dose d'endorphine. 

Cette chanson ne reflète pas mon énergie du moment mais je la mets parce qu'elle est belle et surtout pour ce graphisme qui me plait trop. Il est beau cet homme au milieu de cette végétation. 


6 commentaires:

  1. Souvent on considère que sa propre productivité doit être visible et validée par les autres ou par la société pour qu'on la considère soi-même ainsi (la société et les autres, c'est un peu différent).

    On est à une époque où on parle beaucoup de bienveillance, mais on est surtout dans une société bien-pensante.
    Il me semble que ce n'est pas quelque chose qui m'est arrivé récemment, mais j'ai parfois eu des doutes qui n'étaient pas les miens, des peurs qui n'étaient pas les miennes et des hontes qui ne s'étaient pas immiscées ni forger par le prisme de mes propres valeurs ou croyances alors que j'ai toujours eu bien assez de doutes et de peurs pour ne pas avoir à m'octroyer celles des autres... sauf que c'est un luxe qu'on peut tous s'offrir très facilement. :-)


    C'est vrai qu'elle est jolie cette chanson, je l'avais raté...
    J'ai appelé ma grand-mère la semaine dernière, celle qui est décédée depuis six ans. J'avais gravement la tête dans le cul ce matin-là. Sur le trajet, j'ai composé son numéro sans y penser comme je le faisais par le passé, avant d'aller bosser. Le geste ne m'a pas du tout apporté de tristesse, au contraire. L'espace d'un instant, c'est comme si elle avait été là, juste prête à me répondre, on partageait à nouveau le même monde. Avoir cette impression, même si elle a duré très peu de temps, je ne sais pas... l'illusion était agréable, que cela puisse refaire partie du champ des possibles, c'était très agréable. C'est comme si j'avais communiqué avec elle. D'une certaine manière, mon esprit lui a prêté vie.

    "je sens ce réveil de fin d'hiver."

    Alléluia. :-)

    RépondreSupprimer
  2. y a parfois des moments qui nous replonge dans des états d'avant. ça m'arrive quand je suis très fatiguée ou malade. Le cerveau doit nous mettre en mode " doudou" et on se tourne vers ce que l'on aime le plus profondèment possible ou en tout cas vers les sensations qui nous font du bien. Ta grand-mère devait être ce rempart là. C'est chouette que tu n'aies pas ressenti de tristesse mais plutôt un moment passé avec elle.
    je crois que ça m'aurait rendu un peu triste alors que tu as raison, c'est un moment passé avec son esprit et c'est joyeux de constater qu'elle existe encore pour toi. ça l'aurait fait rire cette " anecdote" tu crois? :)

    RépondreSupprimer
  3. Non… elle m’aurait traitée de folle de chaillot et aurait dit que j’avais surement que ça à foutre pour composer le numéro d’une morte, puis elle aurait ajouté "est-ce que tu as appelé ta mère ce matin au moins ??!"
    (je crois)

    Elle était assez bourrue, mais l’affection prend bien des formes et cette façon d’être ne m’a jamais dérangée. :-)

    Non… vraiment pas triste !
    Doux.


    RépondreSupprimer
  4. Réponses
    1. Ah ah, pas trop ! Elle n’était pas que ça non plus. De toute façon, elle était parfaite.

      Ce #1 évoque l’envie de s’affranchir aussi. On parle souvent de s'affranchir des autres mais s'affranchir de son propre regard et de ses croyances pour se diriger vers un autre "soi" ou vers de nouveaux mondes, c'est peut-être tout aussi essentiel.

      Supprimer
    2. oh oui, tu as tout à fait raison de le rappeler. On a souvent la facheuse tendance d'oublier cette étape. J'avoue que je l'avais oublié cette fois ci dans ma réflexion. Je suis souvent mon pire ennemi ;)

      Supprimer