Je suis en vacances mais aujourd'hui j'ai échangé avec une de mes patientes par sms. Elle sait qu'elle a un cancer depuis quelques jours et est en chambre stérile. Cet échange était doux, humain . Je me suis dit que nous nous étions nourries mutuellement. Toute en simplicité.
J'avais besoin de ça aujourd'hui, de relations humaines. Celles qui vont à l'essentiel.
On est tous en quête de connexion humaine... chacun à sa façon.
RépondreSupprimerOui ! Et parfois de plus ou moins près.
SupprimerTu avais besoin de ça et vice-versa. Tellement important pour un(e) patient(e) d'avoir un humain en face de soi dans le domaine médical ou paramédical. Ça fait toute la différence dans la relation de confiance ❤
RépondreSupprimerEmmaPétro
Bonjour Emma!
SupprimerTellement se blinde de ça , de montrer que la situation nous touche. Même si l'équilibre est d'etre empathique sans plonger tout autant la situation de l'autre .
J'espère que tout va bien en belgerie a l'approche du printemps ( même si ça nous semble encore loin ^^ )
Blogger m'oblige à séparer mon commentaire... "trop long". Je te jure, je ne suis pas adaptée à l'époque.
RépondreSupprimerJe continue.
À l'école, on appelle ça "l'élément perturbateur". J'étais très bonne en rédac', mais j'ai jamais su donner de véritable élément perturbateur. Ce qui me perturbe, ce sont les trucs du quotidien, ce n'est pas moi qui, dans mes copies, allais faire surgir d'une fougère, un monstre à trois têtes.
Un vinyle donc. De Nick Cave. Je sais vaguement qui il est. Impossible de me souvenir de sa voix sur le moment, ni de ce qu'il a bien pu chanter. En voyant un vinyle de Pj Harvey non loin, je me rappelle juste qu'ils ont été ensemble à une époque ces deux loustics. Ma mémoire ne semble pas avoir conservé d'autres informations et, au final, elle a peut-être même inventé celle-ci, je n'ai pas revérifié.
Je me rapproche du vinyle "Nick Cave and the bad seeds - Push the sky away", non sans difficulté parce qu'un mec bouchait presque toute une rangée de vinyles alors j'ai employé la technique de "je tousse pour te faire dégager" que j'ai développé à Paris pour avoir de l'espace dans le métro et qui est toujours efficace.
Cette pochette de Nick Cave, je ne sais pas pourquoi, je suis hyper attirée. Ce n'est pas le fait qu'il y ait une fille nue dessus qui, je l'apprendrais par la suite, est ou était sa femme, ni que lui, en contraste, soit en costume : ça pourrait, ça aurait pu à une époque, mais non-non... des corps, des scènes, j'en ai trop vu. Il me faut une histoire, un truc auquel m'accrocher, ça ne veut plus rien dire, les corps, les scènes, sans histoire, sans quelque chose qui touche une corde affective ou du moins, sensible. Sans ça, actuellement, y'aurait autant d'échos dans mon esprit qu'il y a de barre de réseau sur mon tel chez ce disquaire alors, j'sais pas, je cherche : putain, c'est quoi le truc qui fait que je ne peux pas m'empêcher de regarder la couverture de ce vinyle ?!
La réponse n'a aucune importance parce qu'elle ne parle qu'à moi, mais je me suis sentie connectée. L'espace d'un instant, je me suis sentie connectée, à moi-même ou à quelque chose, à un truc qui me dépasse, par une force invisible, y'a un truc qui a brillé dans mon esprit, avant même que je ne sache pourquoi et c'était entre moi & moi.
Je côtoie beaucoup trop de monde, tous les jours. Je n'ai jamais un jour de répit socialement, je suis rarement avec moi-même. Je ne peux pas dire que ça me pèse, je fais ce que je sais faire. Souvent, je ne suis même pas réellement dans la conversation, c'est mécanique, et parfois y'a un truc qui me touche et je réalise, aussi émerveillée qu'une première fois, que c'est fou l'étendue de ce que tu peux ressentir en côtoyant un être vivant (je dis être vivant, parce qu'il m'arrive de préférer côtoyer des arbres que des humains, même s'ils ont moins de répondant, je le concède sans aucun débat)... mais il y a aussi tous ces moments où t'es juste avec toi-même qui, s'ils se font un peu trop rares ces derniers temps me concernant, restent des moments de simplicité pure, de quasi innocence, quand tu découvres un truc qui te fait sentir "au plus près de toi-même". Y'a comme un truc qui s'ouvre en toi et que tu savoures parce que c'est cool et que c'est beau, que ça semble tellement accessible que tu te dis "mais, hey, bordel, pourquoi ça n'arrive pas plus souvent ?", ça ne coûte rien en plus, c'est disponible, là, quelque part, faut juste saisir le truc, tenter d'aller à sa rencontre.
Bref, c'était une scénette.
Ou une saynète.
J'ai la flemme de me relire pour enlever tous mes "Y" qui, assurément, ne doivent pas manquer.
Comme j'ai de nouveau un brushing parfait, je ne me refuse rien, tu comprends.
Bonne nuit Dita !
Quand je lis le soir cette saynète , scénette peut être , je sais que je vais bien dormir . Je suis une fille qui aime les histoires mais les histoires comme tu les racontes toi . J'y suis chez ce disquaire . Je ne sais pas faire les brushing et ça, c'est un drame dans ma vie . J'en aurais juste besoin pour travailler les mèches de devant . Même si aujourd'hui j'ai lâché l'idée d'y arriver .
RépondreSupprimerPour la rencontre humaine , c'est peut être parce que c'est parfois rarement un petit miracle que c'est appréciable quand ça l'est..
( Je maîtrise aussi bien la syntaxe que le brushing ^^ )
Mais la question est : est ce que la brosse est à choisir par rapport à sa qualité de cheveux ?
RépondreSupprimerC'est vrai qu'en sortant d'un institut je me sens dans un état de super pouvoirs ou dans un état cotonneux mais dans tous les cas je me sens bien , heureuse et badass ( ça c'est surtout après le coiffeur ) . Après un psy je me sens torturée, parfois plus legere mais le poids peut vite revenir . Je ne sais pas si on se trompe en prenant le soin de soin ( institut) pour un pansement psychique ou un endroit où on met la poussière sous le tapis. Il me semble pas , j'ai plutôt l'impression de soigner profondément celle que je suis , d'être avec moi meme alors que chez le psy j'ai l'impression de devoir régler des problèmes que les autres mont crées. Le comble mince ! Je paie a contre coeur alors qu'en institut j'ai l'impression de payer pour moi et moi seule .
Bonne journée à toi :)
Ciao ciao
* soin de SOI
RépondreSupprimerJe crois plutôt que c'est une question d'épaisseur de cheveux pour choisir le diamètre d'une brosse à brushing !
RépondreSupprimerJe ne le jurerai pas sur ma mère vu mes connaissances en brossage. O_o
Je n'ai jamais vu de psy à vrai dire, je ne peux pas comparer. J'en ai jamais eu besoin pour me sentir torturer non plus... et aujourd'hui, j'ai raté le coche d'en voir un, je ne me sens plus du tout torturée. (je croise les doigts sur l'avenir !).
Je n'ai déjà pas tendance à confier facilement ce qui me tiraille à quelqu'un que je connais alors à quelqu'un que je ne connais pas, j'aurais le temps de me fossiliser avant d'en venir à ce stade.
Mais cette démarche d'en voir un m'a beaucoup intriguée à une époque ! J'essayais de comprendre les motivations d'autrui, ce que ça leur faisait, par quoi ils commençaient etc etc. et puis pourquoi... l'élément déclencheur qui à fait qu'ils ont passé le pas. Je me disais que j'étais surement le profil à devoir y aller, on me renvoyait tellement une image de fragilité et de sensibilité... A chaque fois que mon énergie s'est barrée, j'ai aussi eu la chance que d'autres soient open pour me filer un peu de la leur et d'arriver à puiser dedans en attendant que ma propre barre redevienne autonome et se recharge d'elle-même.
Les autres peuvent bien te niquer l'âme (je suis une poétesse ce matin !!) mais certains te réparent aussi...
Le pouvoir de l'âmûûûûûr, quelle que soit la forme que prend cette bizarrerie. :-)
Ciao ♥ ! ^^