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lundi 23 août 2021

# Aïe il était une fois

C'est l'été et il fait très chaud . Je dois avoir 6- 7 ans et je suis chez mon oncle. Une barre d'immeuble . 

C'est l'heure de la sieste et mes étés sont rythmés par la sieste chez mes grands parents. Cette fois ci, c'est ailleurs. Je suis en culotte et tee-shirt. Il est collé à moi sur le lit en chien de fusil. Je ne sais pas encore aujourd'hui si il y a vu quelque chose de malsain ou pas. Mais y avait un truc très érotique dans cette scène d'été , au silence de la sieste et des peaux transpirantes. De mon corps de toute petite fille et de son corps d'homme . J'étais souvent collée au corps de mon père et c'est le seul corps masculin qui me semblait acceptable dans ma bulle. Je ne sais pas encore aujourd'hui si il y a vu quelque chose de malsain ou pas. 

Mon oncle était l'homme qui indirectement a fait ma culture pornographique. Quand j'allais chez mes grands parents, je lisais en douce dans sa chambre de grand célibataire ses Lui , Newlook et Penthouse bien cachés dans une malle en  bois (  toujours à l'heure de la sieste) . Il avait aussi des cassettes vidéo de filmX . Je regardais ça et je me masturbais tellement ça m'excitait. Pas une fois , je me suis sentie choquée par tout ce que je trouvais. Au contraire j'avais hâte que l'été arrive. 

Peut-être qu'avec les années j'ai eu une relecture de cette sieste un peu incestuelle . Je  m'en suis fait un truc sale et qui me pèse par moment. De lui même, il aurait dû se dire qu'un homme de 27- 28 ans ne se colle pas de si près à une petite fille , même si c'est sa nièce. 

5 commentaires:

  1. Dans les années 70-80, je ne crois pas que la question de la proximité avec un enfant, du respect de son intégrité physique, se posait beaucoup.
    On a changé d’époque, de contexte culturel et social.
    Elle est intéressante ta série de "aie". 😉
    Ce qui ne fait pas mal enfant, peut être un point douloureux chez l’adulte.

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    1. (Je croyais avoir répondu ...je me demande où s'est parti )
      Y a une relecture adulte sans doute et avec un contexte différent aujourd'hui , tu as raison.
      J'aime bien cette série aussi. Elle s'appelle aie pour les petits bouts d'aie ou de tiens est bizarre que j'ai croisé avec le sexe opposé lorsque j'étais toute jeune

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    2. Peut-être, mais ce n'est pas parce que le contexte est différent, que ce qui a pu se passer par le passé est plus acceptable. Je ne voudrais pas laisser entendre ça. :-)
      On a tendance à minimiser soi même ce que l'on ressent, à en lisser les contours, à trouver des raisons pour équilibrer nos émotions, pour les adoucir, et les autres ne sont pas toujours un élément productif dans ce domaine. De la même façon qu'on souhaite adoucir ce que l'on ressent, les autres le font aussi pour nous.

      Ce sont tes émotions à toi, surtout.

      Les relectures qu'on a adulte ne sont pas forcément fausses. Il faut parfois devenir adulte pour se rendre compte de certaines choses.

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  2. Pour le reste, et de mon côté, j'ai tapé dans la bibliothèque de mes parents et elle étaient fort bien garnie en la matière !
    Je n'avais pas de casettes... mais la plupart de mes amies avaient la chaine XXL et c'était régulier qu'on mate un quart d'heure ou moins ensemble. Cela ne déclenchait rien chez moi. A l'époque, il n'y a que les mots qui me faisaient de l'effet.
    J'ai des vagues souvenir d'avoir été troublée par le film du samedi soir sur M6 (je ne sais plus si c'était le samedi soir en réalité !) mais, quand ça fonctionnait, c'était toujours parce qu'il y avait un élément qui était dans ma propre fantasmatique.
    Jeune ado, j'ai aussi entretenu une correspondance écrite pendant assez longtemps, msn existait déjà pourtant. J'en garde un souvenir plutôt très, aheum, sympa. :-)

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  3. Je vais me contredire moi-même…
    Le problème, c’est que je n'ai plus le temps de réfléchir avant d’écrire.
    Bon, je ne le faisais pas avant mais je le faisais en même temps que j’écrivais.

    Je parle d’émotion mais c’est tout à fait faux.
    J’aurais dû parler de sentiment parce que ce sont les sentiments qui s'inscrivent dans la durée.
    Je pense aussi que si on a un mécanisme de défense qui est bien fait, on trouve des moyens très intelligents de ne pas ressentir de douleur parce que le cerveau trouve des parades. La parade à la colère contre quelqu'un, par exemple, c'est la culpabilité envers soi-même (je dis tout ça très grossièrement, j'ai besoin de dormir plus de 5h cette nuit !).
    Tout comme je pense qu'il y a deux types de personnes qui adoucissent nos pensées et nos émotions, celles qui le font parce qu'elles ne veulent pas qu'on soit esclave de nos émotions, d'une part.
    Et finalement, c'est un peu notre job à tous, quand on aime quelqu'un, ne pas le laisser être esclave de ses émotions (ne réagir que sous un système émotionnel, c'est être esclave de ses émotions et c'est être con... après ne réagir que sous le versant du raisonnement, c'est être moins con, mais humainement, on est à chier, il n'y a pas un versant meilleur que l'autre... je schématise bien sûr, tu vois le truc) et il y a les personnes qui adoucissent ce qu'on ressent parce qu'elles sont mal à l'aise avec ce que peut ressentir l'autre. 
    C'est là que, pour moi, l'instinct à un éclat particulier.
    C'est quoi l'instinct au fond, c'est animal, ok, en partie, mais ce n'est pas qu'une émotion, ce n'est pas un sentiment, c'est encore différent.
    C'est une intime conviction.
    L'instinct, c'est aussi la conjonction entre les sentiments et le raisonnement, mais de façon inconsciente.
    Ce n'est certes pas la définition du dico, mais c'est la mienne et elle me convient mieux parce que celle du dico, bif-bof.

    Sur ce, faut que je dorme. ;D

    Bonne nuit poulette !

    J'aime bien tes aie, faut aussi que tu fasses tes WOW. Cela dit, toutes les onomatopées peuvent être intéressantes à explorer ! :-)

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